Dans la syntaxe des propositions temporelles latines introduites par cum narratif on pose sauvent, surtout du point de vue slave, la question de la valeur aspec- tuelles des deux temps du subjonctif, de l’imparfait et du plus-que-parfait, en croyant de mettre la chose au point lorsqu’on établit le rapport: facerem : fecissem »činio sam« : »učinio sam«, c’est-à-dire lorsqu’on enseigne que le premier répond à une action imperfective et l’autre à une action perfective. Chez nous on en a fait une règle scolaire soutenue parfois aussi scientifiquement. Cependant, si l’on y regarde de plus près, on s’aperçoit, que la règle demande une correction. Quant au subjonctif imparfait, il peut rester comme prouvé qu’il répond, en tant qu’expression de la simultanéité dans le passé, à une action imperfective puisque toute action simultanée, vue comme présent relatif, est en même temps imperfective. Mais le subjonctif plus-que-parfait, en tant qu’expression de l’antériorité dans le passé, est loin d’être aspectuellement univoque: l’action qu’il marque peut être non seulement perfective mais aussi, bien que moins souvent, imperfective. On en a la preuve dans nombre d’exemples. La proposition avec cum narratif, traduite en serbo-croate par exemple, ne représente qu’un cas de comparaison du verbe latin avec le verbe slave, dont l’un se sert du temps et l’autre de l’aspect afin d’exprimer, respectivement de recouvrir, les mêmes rapports du temps relatif.