Les grands courtans poetiques du XIX-e siecle Francais

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DOI:

https://doi.org/10.15291/radoviling.2315

Abstract

Au début de son article, l’auteur souligne la grande mobilité du gout esthétlque et du style poétique qui caractérise tout le XIXe sićcle en France, notamment par rapport aux siècles antérieurs, où régnait une seule doctrine esthétique, celle du classicisme, codifiée par Boileau au XVIIe siècle. Cette mobilité, il la fait dépendre, dans une certaine mesure, de l’instabilité politique et sociale, manifestée à travers tout le XIXe siècle en France. Ćela lui permet de sltuer historiquement, d’une maniere assez exacte, les trois grands courants poétiques du siècle: Le Romanti- sme, le Parnasse et le Symbolisme, dans des eadres politiques et sociaux détermi- nés, sans pourtant l’autoniser à conclure à l’existence d’un accord permanent entre les deux idéologies, politique et littéraire, lesquelles, au contraire, s’opposaient et se combattaient le plus souvent. L’auteur ćtudie ensuite, à tour de rôle, chacune des trois grandes écoles poétiques du siècle. Il en lndique les origines, détermine le cllmat du dévelop- pement, démêle les influenees étrangćres et autochtones qul les ont marquees, definit l’ideologie et passe en revue les principaux représentants. Il souligne, en passant, la justesse de la thèsc d’Albert Thibaudet d’apres laquelle les principales écoles littéraires du XIXe siècle ne seraient que des produits de désagrégation d’une seule grande révolution littéraire de cette époque: le Romantisme, Il note que, entre autres choses, c’est cette école qui a posé la première le principe de coexistence de plusieurs gouts esthćtiques, de plusieurs doctrines littéraires, et qui caractérise la littérature de notre époque. En faisant le bilan des écoles poétiques du XIXe siècle, l'auteur souligne leur iniportance ćnorme pour le développement de la nouvelle expression poétique en France et dans le monde. Le dix-neuvićme siècle ayant transmis au nôtre un dea plus riches hćritages poétlques qu’un siècle ait jamais transmis a un autre, l’auteur se demande alors dans quelle mesure la poésie d’aujourd’hui a profité de ces richesses inestimables, pour conclure tout de suite à l'inefficacité artlstique da la majeure partie de la poćsie contemporaine, qui, loin de suivre les vertus de ses grands prédécesseurs, en a poussé à l’extreme les défauts. Incapable d’attacher et d’émouvoir, une telle poćsie rebute l’homme moderne, qui la trouve complète- ment éloignée de lui et de ses aspirations essentielles. A la fin de son article, l’auteur cite un passage émouvant sur le rôle et le destin de la poésie, tiré du discours prononcé par le grand poète Saint John Perse lors de la réception du prix Nobel à Stockholm.

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Published

2018-04-16

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