Un subjonctif discute chez tacite
DOI:
https://doi.org/10.15291/radoviling.3319Abstract
Le plus-que-parfait du subjonctif, inusite dans les propositions finales-conseoutives, Tac. Agr. 6. ( ... diligenitissima conquisitione fecit, ne cuius alterius sacnilegium res publica quam Neronis sensisset.), est 1’objet des commentateurs. Pour les uns, celui-ci est une expression correspondant a l'action achevee, donc: ne . . . sensisset = (en croate) »da ne osjeti«; les autres le justifient en transposant l'action de sensisset au passe et disent qu’a cette place dans la proposition independante repondrait le plus-que-parfait de l’indicatif: senserat, donc: ne . . . sensisset — (en croate) '»tako da nije osjetila«. L’auteur de cet article rejette ces deux opinions; la premiere, parce qu’elle se fonde sur l’idee perimee de Meillet de il’o'ppositon d’aspect infectum : perfectum ; et la deuxieme, parce qu’unilaterale, car elle insiste trop sur la »transposition au passe« de l'action du subjonctif en question. — Pour resoudre ce probleme l'auteur propose une forme adequate au subjonctif de sensisset dans la proposition independante, le futur II du type du futur anterieur: senserit = (en croate) »bit će osjetila«. Une telle forme concilie bien les deux opinions mentionnees, parce qu’elle agit sur la ligne du temps entre »le futur et le passe«, donc: ne . .. sensisset = (en croate) »da ne bude osjetila = da se (u budućnosti) ne pokaže, da je osjetila (u prošlosti)«. Cette interpretation s’accorde avec les conceptions courantes sur la valeur des formes du perfectum du verbe latin.


