L’ontologie phénoménologique de Jean Paul Sartre

Authors

  • Anđelko Habazin

DOI:

https://doi.org/10.15291/radovidru.2008

Abstract

La tentative de Sartre de fonder une ontologie phénoménologique est basée sur la construction qui donne la pr'iorité à l’étre-en-soi. A la question sur les rapports établis par le pour-soi ou par l’homme avec ce l’en-soi — car c’est à la fin qu’il s’agit de comprendre l'homme — Sartre ne donne pas une réponse satisf aisan te. D’après lui, tout sie passe de cette fa<;on comme si un ètre en-soi en projetant de fonder soi-méme se donnait la modification du pour-soi. Cela n’est pas possible si nous nous tenons aux premisses cardinales du système. Ensuite, le »phénomène de Tètre«, qui est le point de depart de Sartre, apparaìt essentiellement comme le rapport entre deux modes de Tètre transphénoménal: de la conscience d’une part, de la condition qui rend possible toute apparition, de Tautre part. Il semble qu’il n’est pas permis au penseur, qui suit la méthode phénoménologique, de proclamer un mode de Tètre non-relatif en regard de la conscience, si ce mode apparaìt uniquement par rapport à la conscience. En effet, nous pourrions d’etre d’accord qu’on attribue à un des termes du rapport une certame consista le de l’ètre-en-soi; mais l’élévation de cet étre au degré de Tabsolu ainsi que l’annulation de tous ces rapports ne sont-elles pas une pure caprice? De méme, n'est-elle pas évidente Tautre caprice aussi de proclamer cet étre inconscient, inerte, massif, tout simplement, parče qu’il est une autre chose que ma conscience? Il n’est pas nécessaire par conséquent que la conscience, qui n’est pas un en-soi massif, ne soit qu’un »trou« de Tètre, une pure négation. Si nous suivons cette direction de la pensée conséquemraent jusqu’à la fin, nous ne pouvons pas éviter la conclusion inconvenante que l’Etre et le Néant ne sont qu’un vain jeu de l'esprit dans un monde tout à fait irréel.

References

Published

2018-04-17

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