L’opposition imparfait/passe simple en franqais

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DOI:

https://doi.org/10.15291/radovifilo.1606

Abstract

Le sous-titre de cet article pourrait ê re »à la lumière de certains faits contraistifs«. Ayant déja jeté les bases théoriq.uas de l’aspect verbal en francais (»Glagolski vid u francuskom jeziku«, Radovi Filozofskog fakulteta Zadar, 1975/ /1976, pp. 65—75), l’auteur s’occupe de plus près de ladite paire d’opposition, con- sidérée aspectuelle par le majorité des »aspectologues«. Il essaie de comprendre les raisons d’une telle conception chez les linguistes allemands (Stobitzer, Weinrich, Pollak) et slaves (Salbršula, Kravar) qui ont beaucoup écrit sur ce problème. L’examen de cette conception chez les linguistes allemands a démontré qu’elle provient de l’oibligation pour les traducteurs allemands de traduire un IMP par le Präteritum d’un verbe duratif, et le PS par le Prateritum d’un verbe ponctuel, d’ou la conclusion, hative mais apparemment normale, que l’oppoisition lexicale duratif/ponctuel s’est grammaticalisée en francais, devenue de la sorte opposition aspectuelle imperfectif/perfectif. Chez les linguistes slaves, la meme conception provient elle aussi des recherches comparatives ou contrastives. Et comme l’aspect verbal est bien équipé dans les langues slaves, cette conception se trouve solidement corroborée, appuyée de surcroit par des istatistiquas très convaincantes. Tout va donc en faveur de la nature apsectuelle de l'opposition IMP/PS. Or, certains phénomènes discordants se sont cristallisés en marge de ces recherches contrastives franco-allemandes et franco-slaves: — l’IMP pittoresque, — les langues slaves traduisent parfois le PS par la modalite d’action terminative et inchoative, et viče versa. C’est surtout l’IMP pittoresque qui donne beaucoup de mal aux analystes et aux théoriciens; son aptitude à se suhstitucr au PS dans certains contextes donne lieu à trois oppinions divergeantes concernant sa valeur aspectuelle: perfectif (Stobitzer), imperfectif (Šatoršula), neutre (Pollak). Dans un petit echantillon de phrases traduites du frangais on croate (Flau- bert, Stendhal), on a trouvé un nombre relativement élevé de cas où l’on traduit l’IMP par des verbes perfectifs et le PS par des imperfectifs. Les raisons d’une telle manière de traduire se trouvent tout d’abo.rd dans la nature de l’IMP pittoresque, qui n’a pas d’analogue en croate ni dans les langues slaves en général, dans la valeur lexicale des verbes et dans la nature profonde de la forme PS.

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