Problèmes théoriques de l’homonymie

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DOI:

https://doi.org/10.15291/radovifilo.1656

Abstract

Le présent article traite de l'homonymie sur des exemples pris principalement à la langue française et des problèmes qu'elle pose à la théorie du signe linguistique. De par sa nature l'homonymie contredit à toutes les théories du signe connues de nos jours et ouvre une séria de questions qui attendent toujours leurs réponses. Elle agit par là comme une sorte de catalyseur des recherches sémantiques. Connue avant tout comme un phénomène concernant les mots autosomiques, elle est pourtant présente à tous les niveaux de l'analyse linguistique, à partir des préfixes et suffixes, des mots monosyllabiques et polysyllabiques jusqu’au niveau de la phrase. Elle concerne également l'orthographe, ce qui, est surtout le cas des langues à l'orthographe étymologique où on a affaire à l'homophonie et à l’homographie. Oin passe en revue les points de vue de certains linguistes comme Ullmann, Duchaéek, Lyons, Heger, H. Martin, Mounin, Pottier, etc. Comme contre-exemple de l'homonymie, on traite du cas de la polymorphie: vais-allons-irai, en français, et čovjek-ljudi, en Croate, son analogie sur le plan de expression. Prenant comme point de départ l’opinion de Guillaume que c’est ie signifié qui choisit son signifiant, et non inversement, et du fait qu'un seul signifié ne doit pas avoir forcément qu'un seul signifiant (polymorphie) et qu’un signifiant peut avoir plusieurs signifiés (polysémie et homonymie), on postule une structure plus large du signe linguistique. D’après cette conception, il existe un signifié de puissance et des signifiés d'effet et un signifiant de langue et des signifiants d'effet oû les signifiés et signifiants d’effet sont contenus dans leurs signifié et signifiant de puissance respectifs. Seuls les signifiés de puissance doivent être cohérents et systématisés, alors que les signifiés d'effet et le signifiant de puissance el d’effet Obéissent au principe de la »-suffisance expressive« el ne doivent pas être forcément cohérents. L'homonymie et'la polymorphie en sont la meilleure preuve.

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Published

2018-04-18

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Original scientific paper