Langue/discours — signe linguistique (pour une approche strictement linguistique du signe)

Authors

  • Vjekoslav Ćosić Philosophy Faculty Zadar

DOI:

https://doi.org/10.15291/radovifilo.1516

Abstract

Après avoir brièvement examiné les plus importantes théories du signe linguistique (de Saussure, Hjelmslev, Ullmann, Martinet), l’auteur présente une théorie moins connue jusqu’à présent — celle de la psychosystématique qu’on doit au linguiste français Gustave Guillaume. A la différence des autres, cette théorie intègre l’opposition signifié-signifiant à celle de langue-discours. Le résultat en est une nouvelle é quation du signe lingustique: au lieu de la formule saussurienne signifié + signifiant = signe, on a signifié + signe = = signifiant, qui s’articule sur deux plans, celui de puissance (langue) et celui d’effet (discours),,comme quoi on aurait deux sérirs de signes: signifié de puissance, signe de puissance, signifiant de puissance et signifié d'effet, signe d’effet, signifiant d’effet. La distinction entre signe et signifiant n’est pas matérielle mais opératoire. Le signe est le médiateur entre le signifié de puissance et le signifié d’effet et le signifiant entre la langue et le discours. Il y a là toujours la coïncidence matérielle, avec cette différence qu’un signifiant peut avoir plusieurs signes (éovjek-ljudi, je vais, j’irai, j’allais). Pour pouvoir être utilisé dans le discours, un signe linguistique doit construire en langue sa matière sémantique et sa forme grammaticale, passant par le procès de discernement et d'entendement. C’est dans ce sens que le signifiant coïncide avec ce qu’on appelle dans les langues indoeuropéennes le mot et les parties du discours. En effet, pour se réaliser, un signe doit être »versé« dans une de ses parties. L’ option majeure de cette théorie — suivant fidèlement le principe saussurien que le signe linguistique est éminemment un phénomène psychique — est de se concentrer sur les rapports existant entre le signifié et le signifiant et sur les mécanismes mentaux de la construction du signe, faisant abstraction des rapports entre le signifié et la connaissance, voire la réalité matérielle, qui ont tant de fois brouillé les problèmes de la sémantique. A la fin, on donne — à titre d’exemple — l’analyse de deux nots croates: da et što selon le modèle explicatif de la théorie psychosystématique du signe linguistique.

References

Published

2018-01-11

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Articles