Après avoir brièvement exposé le sujet du roman Erec et Enide de Chrétien de Troyes, on fait un résumé de différentes interpretations du vrai sen (signi- fication, sens) de cette oeuvre, pour constatar qu’elles aboutissent pour la plu- part à deux conclusions igénérales: que ce rdman est un conte d’aventure mer- veilleux, composé dans le goüt courtois de son temps; que son sens principal reside dans la conquéte de la joie de la cour, c. -à. -d. de l’harmonie parfaite de la société courtoise que le héros realise, après avoir surmonté par une sèrie d’aventures fantastiques sa crise sentimentale personnelle. En essayant' de prouver que ce conte »merveilleux« intègre aussi dans son ensemble des éléments nettement réalistes, en faisant la distinction entre un pian réaliste d’espace (signification de la forèt au Moyen Age) et un pian réaliste psychologique (le sentiment de la joie à cette méne époque), on passe à l’analyse du terme-clé dans le roman, à savoir le mot jo ie. Celui-ci apparali 72 fois, soit isolément, soit dans différents types nominaux dont celui de joie fe(i)re a par sa polysémie une fonction particulière dans certains clichés contextuels. Le complexe de jo ie étant, selon l’avis de l’auteur, le motif oonducteur des entreprises aventureuses du jeune couple, oomprend trois variantes de ce sentiment: la joie collective, la joie subjective-individuelle et la joie subjective, Partie intégrante de la joie collective.