Quelques fonctions de l’epidemie en letterature

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DOI:

https://doi.org/10.15291/radovifilo.1616

Abstract

De toutes les morts auxquelles l’homme est condammé, l’épidé- mie, qui le fait périr en masse dans une fin atroce et solitaire, est celle qui a le plus frappé son imagination. L’antiquité avait déjà dénombré plus de vingt épidémies, parmi lesquelles la Peste d’Athènes, en 429 av J. C.,1 de Syracuse en 212 av. J. C.,2 de Dyrrachium en 48 av. J. C3 . . . Depuis le début de l’ère chrétienne, on en a compté une quaran- taine, regroupées en trois pandèmi es: la Peste de Justinien, partie de Constantinople au VIème sìèele, aurait seion Procope: »fait périr presque tout le genre humain«. La Peste Noire du Moyen-äge fit cinquante millions de victimes et s’étendit sur trois siècles, apparais- sant entre autres lieux, à Split en 1348,4 à Florence en 1547,5 à Milan en 1630/ à Nimègue en 1635, à Londres en 1665/ à Marseille en 1720,8 dépeuplant la France et l’Angleterre du tiers de leurs habitants. Enfin, la Peste partie de Chine vers 1894 fit le tour de la planète, tuant au passage douze millions d’hommes aux Indes pour finir, semble-t-il, par se fixer en Perse à l’état endémique.

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Published

2018-04-16

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