Dans le cadre théorique propose au XVIIIe Congrès des romanistes à Trèves (1986), on examine le rapport entre les propositions hypothétiques (introduites par si) et les modalités de la phrase. I?examen se fait sous deux aspects différents. D‘un coté, on examine le rapport du mot si et la modalité negative et affirmative. D'autre part, on examine les “substituts de si “, c‘est-à-dire les tournures qui remplacent une hypothétique indtroduite par si, où on trouve des phrases interrogatives et imperatives en position de protase (Ex.: Restait-on dehors, on fondati au soleil. Fais un pas, je t'assome. ). Cette complementari té fait penser à une sorte de “transformation hypothétique” qui - à la différence de 1‘interrogation et de l'impératif - ne se fait pas à partir d‘un positif virtuel mais à partir d'une phrase préalablement déterminée comme affirmative ou négative: (Si ) —> Il (n ') étati (pas) là , et jamais à une interrogative, impérative ou optative avec lesquelles il partage un domaine de modalités et de toumures virtualisantes, domaine qui se situe entre la négation (0) et l’affirmation (1).