L'espace-temps dans le langage et la theorie de la relativite
DOI:
https://doi.org/10.15291/radovihahu.1922Abstract
Selon la conviction de B. L. Whorü (o. c.), à l’origine de toute pensée scientifique se trouve le langage. Isaak Newton par ex. a pu formuler ses notions d’espace et de temps seulement grâce à la présence, dans les langues i. e., des catégories correspondantes. L’auteur de l’article développe la suggestion de Whorf qu’il en est de même de la théorie de la relativité d’Einstein, qui donne une image scientifique (mathématique) de l’Univers et qui, dans ses conclusions philosophiques, affirme que ce qui existe réellement, ce ne sont que des événements définis comme continus spatio-temporels. Il essaye de montrer qu’en effet, par rétro-action, la relativité permet d’expliquer notamment les catégories actualisatrices (déictiques) verbales — les temps et aspects verbaux — en prenant comme référentiels des énoncés non pas le ’moment où l’on parle’ (le ’point zéro’), mais l’événement ’moi’ (qui existe, qui parle,...) qui entre avec les événements extérieurs (’non-moi’) dans différents rapports spatio-temporels. A l’appui de sa thèse, l’auteur cite aussi le physicien et philosophe Philipp Frank selon lequel la relativité du temps est une réforme non pas en métaphysique, mais en sémantique.References
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