Aspect verbal en Français
DOI:
https://doi.org/10.15291/radovihahu.1901Abstract
Le français connaîttil, et dans quelle mesure, la catégorie de l’aspect. Telle est la question que se pose l’auteur au début de ce bref aperçu théorique sur le problème de l’aspect verbal en français. Après un bref aperçu de la terminologie des grammaires et des ouvrages théoriques dont on dénonce le manque de cohérence méthodologique, on passe à un niveau plus élevé, celui des niveaux d’analyse linguistique où on insiste surtout sur la distinction langue/discour s, et tout particulièrement sur son application à l’étude des faits concrets. Première théorie cohérente dans ce domaine est celle du linguiste suédois Sigurd Agrell qui fait la distinction entre Aspekt et Aktionsart, séparant ainsi les faits grammaticaux des faits lexicaux. Une autre théorie, appliquée au français, tenant compte de la distinction langue/discours, est celle de Gustave Guillaume exposée pour la première fois en 1929 dans son ouvrage Temps et Verbe et développée plus tard dans une série d’articles recueillis dans Langage et Science du Langage. C’est cette dernière théorie qui retient le plus d’attention par son originalité et sa cohérence méthodologique. Conformément à cette théorie on écarte toute pertinence pour le problème de l’aspect des sémantéses verbales, de la préfixation, des périphrases verbales, etc. Un autre point discutable est celui des moyens d’expression aspectuelle. En premier lieu l’opposition temps simples/temps composés où on écarte la notion de »temps relatif« qui se relève inopérante au niveau du système ne constituant pas une catégorie grammaticale. Ladite opposition n’est pas, en français, temporelle mais aspectuelle. Encore un point de litige: opposition Passé simple/Imparfait. On confronte là la théorie de Guillaume avec la théorie de Robert Martin. Malgré l’efficacité de cette dernière, on lui découvre des inconséquences quant au discernement du plan de la langue et celui du discours. Après cette discussion de fond, on passe en revue certains points concernant la modalité d’action avec renvois à une biliographie sommaire (Martin, Klum, Kravar, Šabršula, etc.)References
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