La Dalmatie et la collaboration Croato-Polonaise au debut du XX siecle

Authors

  • Lech Pazdzierski

DOI:

https://doi.org/10.15291/radovihahu.1929

Abstract

Dans cette étude, on a essayé - à partir de certains faits dont on n'a pas parlé jusqu’à présent - d’attirer l’attention sur quelques aspects de la contribution de la Dalmatie (et par là de Zadar) à la création d’une approche nouvelle dans les rapports culturels croato-polonais au début du XXe siècle. Le moderniste croato-polonais H. Glück, dans l’esprit de la revalorisation de la Moderne au profit des tendances sociopatriotiques (S. Wyspiañski, W. Feldman, etc.), attaquera dans les revues dalmates (Narodni list de Zadar, etc.) la »forteresse des vieux« de Krakow (du Klub Slowianski et de la revue Swiat Slowianski), qui voulait soumettre les tendances Slavophiles aux tendances conservatrices. Il dit clairement et sans ambiguïté que les vrais échanges culturels entre les deux peuples doivent entretenir les tendances progressistes, libérales et libertaires. Ces efforts furent repris par le doyen des polonophiles croates modernes, Julije Benešić, dont les travaux situaient toujours la Dalmatie à la p'ace d’honneur. Depuis sa collaboration avec M. Cihlar-Nehajev ( articles dans Lovor de Zadar, etc.) et avec Ivo Vojnovié (à qui il »fraie« le chemin en Pologne), Julije Benešić inspirera, surtout entre les deux guerres, les »pèlerinages« des écrivains polonais en Dalmatie, laquelle retentira avec toute sa richesse culturelle dans leurs oeuvres. La Dalmatie a participé traditionnellement (que l’on se rappelle B. Gallo de Zadar, les frères Vrančić, T. Buđislavić et les autres, puis I. Gundulić, I. Đurđević, etc.) aux relations culturelles croato-polonaises. Le XXe siècle, y compris nos jours, n’y fait pas exception.

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