
« Mettez-vous en ma place, et voyez ce que je puis faire » (Mariane, IV, 1): traduire Molière et L’Avare
Synopsis
À la différence de la plupart des autres domaines, la littérature dramatique donne lieu à un vaste éventail de types de traduction – depuis la traduction écrite jusqu’au sous-titrage – et d’approches traductives. La première partie du présent article sera consacrée à un aperçu des caractéristiques extratextuelles et intratextuelles qui font que cet éventail est si large. Outre les prémisses énoncées, nous mettrons en lumière les caractéristiques du théâtre classique, dont relève Molière, à prendre en compte par le traducteur, et nous évoquerons les enjeux posés par la traduction d’un texte éloigné dans le temps. Il convient ici de passer en revue les théories pertinentes pour la traduction d’oeuvres théâtrales et de souligner que, entre autres spécificités du texte théâtral, le traducteur doit se concentrer sur sa nature multidimensionnelle, depuis l’expérience que ce texte offre à son lecteur, jusqu’à celle qu’il suscite auprès du spectateur. Cet aperçu permet de tirer des lignes directrices pour choisir la stratégie adéquate dans le cadre d’une traduction donnée. Dans la seconde partie, nous nous pencherons sur deux traductions publiées sous le titre Škrtac, dont l’une est signée par Radovan Ivšić et l’autre par Višnja Machiedo. Ce faisant, nous nous efforcerons de repérer les différences notables entre chacune d’elles et d’identifier, à la lumière des théories présentées plus haut, les lignes directrices ayant guidé les traducteurs dans leur travail. En guise de conclusion, nous soulignerons les mérites de chacune de ces traductions au regard de leurs éventuelles finalités respectives.
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