Revelation de la subjectivite dans la philosophie grecque

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DOI:

https://doi.org/10.15291/radovihahu.1875

Abstract

La philosophie grecque, dans son developpement global, est orientee vers le monde objeotif. Dans certaines de ses etapes, cependant, elle se tourne vers l’homms com m3 sujet de Faction politique, morale et creatrice. Cette orientation antropologique s’enonce, en rapport avec la crise sociale de la seconde moitie du Ve siecle a. Ch., dans le relativisme des soph’stes. Celui-ci, efficace dans l'emancipation de l'individu de son enfoncement dans la societe traditionelle, ne pouvait pas, de sa part, trouver des criteres surs de la valorisation theorique et mora’e. C’est une consequence de cela que, en majeure parti, le domaine de l’exploration sophistique etait la couche sensitivo-re- presentative de l’homme. — Socrate perce d’une dimension ortogonale les recherches des sophistes en posant des questions sur l’essence. La ra is o n et la c o n s c ie n c e m o ra le obtiennent le role des criteres. Au lieu de la subjectivite instable et relative de l’individu, c’est la subjectivity auto. Nom e de la personne humaine qui commence a se reveler par un approfondissement mai'eutique. Parmi les oeuvres ecrites de la philosophie grecque, on trouve probablement la tendence la plus exprimee vers une subjectivite creaitnice dans le Banquet de Platon. Son dynamisme donne une richesse de possibilitees exeptionnelles. En effet, dans le meme dialogue, vers la fin de l’entretien Diotime-Socrate, on voit ce dynamisme immerger dans une objectivite des formes immuables (de »Fen-soi«): đestin inevitable a une epoque ou le developpement des notions exigeait encore une theorie des concepts qui devait solidifier le fondement de la science naissante.

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Published

2018-04-18

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